La stimulation des nerfs sacrés, qui se fait par neuromodulation sacrée, est indiquée dans les cas d’incontinence de nature neurogène.
Qu’est-ce que c’est ? – Indications de traitement – Sélection des patients : diagnostic et tests fonctionnels – Vérification du test – Centres spécialisés et cas cliniques
Qu’est-ce que c’est ?
Il consiste à introduire, sur quelques centimètres, une électrode dans le foramen sacré S3 jusqu’à atteindre les fibres des nerfs sacrés (structures fondamentales pour le contrôle des organes du bassin, y compris l’anus, le rectum et la vessie).
L’électrode est connectée à un électrostimulateur .
L’électrode, les câbles de connexion très fins et le stimulateur sont insérés sous la peau, ils ne sont pas visibles de l’extérieur et ne causent pas d’inconfort particulier au patient. Neuromodulation sacrÃe. Le fonctionnement de ce système permet au patient d’améliorer ses contractions sphinctériennes et de mieux percevoir le contenu de l’ampoule rectale, ce qui entraîne une amélioration ou une résolution de l’incontinence.
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Indications du traitement
Pour que le traitement soit efficace, il est essentiel de sélectionner les patients avec soin ; la neuromodulation sacrée est en effet indiquée pour les incontinences de nature neurogène (c’est-à-dire dues à des altérations nerveuses, à des causes non bien définies, ou secondaires à des interventions neurochirurgicales ou à des conséquences de pathologies métaboliques, comme le diabète, ou à une myélite) ; En gros, cela pourrait concerner environ un tiers des personnes incontinentes.
Ce traitement a également été expérimenté pour le traitement de certaines formes de constipation involontaire.
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Sélection des patients : diagnostic et tests fonctionnels
La sélection des cas se fait par des examens diagnostiques approfondis pouvant être effectués en ambulatoire (pour une durée maximale d’une heure) : manométrie anorectale, étude électrophysiologique anorectale, échographie endo-anale ; ces examens peuvent être complétés par un examen radiologique du rectum et de l’anus, la défécographie, qui étudie les mouvements et la fonction des structures impliquées dans l’expulsion des selles.
Une fois que les patients susceptibles de bénéficier de la thérapie ont été sélectionnés, ils sont soumis à un test, une véritable épreuve d’application de l’électrode : un filament très fin est inséré, sous anesthésie locale, à l’aide d’une aiguille tout aussi fine, à travers la peau recouvrant le sacrum jusqu’à atteindre les nerfs sacrés.
L’intervention dure en moyenne environ une heure. Pendant le test, l’électrode est connectée à un stimulateur externe (de la taille d’un petit téléphone portable) et est maintenue par le patient pendant 15 jours. Au cours de ces deux semaines, le patient tient un journal de ses fonctions de défécation et de miction.
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Vérification du test
Il est possible que le test ne donne pas le résultat escompté ; dans ce cas, il est interrompu et l’électrode retirée, sans altérer davantage l’état du patient.
Parfois, le résultat est apparemment positif, même s’il n’y a pas de preuve certaine de son fonctionnement ; dans ce cas, un deuxième test peut être effectué, même avec l’application d’une double électrode, bilatérale.
En cas de résultat positif, on procède à l’implantation définitive sous-cutanée, sous anesthésie locale, du stimulateur également ; cette phase chirurgicale dure en moyenne environ une demi-heure.
Le stimulateur est calibré de l’extérieur pour optimiser la stimulation ; celle-ci reste active 24 heures sur 24 et ne provoque aucune sensation désagréable chez le patient (dans la plupart des cas, elle n’est même pas ressentie).
Les piles du stimulateur durent en moyenne entre sept et huit ans. Un schéma de suivi précis permet un contrôle minutieux de la stimulation dans le temps.
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Centres spécialisés et cas cliniques
Actuellement, environ 20 centres pratiquent la neuromodulation sacrale en France : les spécialistes sont organisés en un groupe (GINS).
Jusqu’à présent, environ 300 systèmes de neuromodulation sacrale ont été implantés en France pour des troubles fécaux, dont plus de 30 par le Dr Carlo Ratto, chercheur à l’Institut de chirurgie clinique de l’hôpital Gemelli et secrétaire national du GINS.
Sur la base des cas généraux, environ 70 à 80 % des patients traités ont vu leur incontinence disparaître ou s’améliorer de manière significative.
Dr. Carlo Ratto Médecin-chef en chirurgie digestive (UOC) Policlinico Gemelli
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