Peur du noir, anxiété de séparation, états dépressifs : névroses et obsessions qui marquent le développement des enfants et des adolescents.
Il n’est pas rare, de nos jours, de voir aux informations télévisées des reportages sur des enfants et des adolescents qui se suicident . Les motivations, les responsabilités, les solutions sont mesurées à l’aune d’un processus de croissance difficile et d’un monde qui change rapidement, ce qui augmente la distance entre les générations .
Les enfants traversent physiologiquement certaines crises normales au cours de leur développement ; la première se produit vers l’âge de 3-4 ans, la deuxième vers l’âge de 6-7 ans et la troisième, la plus évidente, pendant l’adolescence. Mais le métier de parent est un métier extrêmement difficile ; savoir toujours se placer au milieu, sans exagérer ni d’un côté ni de l’autre, est un travail vraiment compliqué.
Pourtant, les enfants mettent leurs parents à l’épreuve à tout moment. Même lorsqu’ils demandent plus de liberté, ils demandent en réalité à ce que l’on limite leurs désirs, ce qu’ils ne parviennent pas à faire eux-mêmes. C’est pourquoi il est essentiel d’établir avec eux une relation de communication sereine, en toute transparence, tout en leur rappelant clairement leur rôle de parent. Ce n’est qu’en réussissant à communiquer avec eux que l’on peut découvrir les peurs, les obsessions, les névroses qui les tenaillent dès leur plus jeune âge.
Les phobies
On le sait, les enfants ont surtout peur du noir et des monstres que leur imagination fait habiter dans leur chambre. D’autres phobies typiques de l’enfance sont la peur des chiens, des insectes, des personnes étrangères. Mais ces peurs, communes à tous les enfants, ne sont pas des phobies ; elles disparaissent rapidement d’elles-mêmes sans laisser de trace, à moins qu’elles n’aient été causées par des événements traumatisants (rester enfermé dans un placard, se perdre au supermarché, etc.).
Mais la plus grande et la plus importante peur qui tenaillent les enfants est l’ anxiété de séparation, c’est-à-dire la peur que les parents, ou plus généralement les personnes aimées, les quittent. C’est cette anxiété qui déclenche les pleurs irrépressibles et convulsifs qui saisissent les enfants à l’entrée de l’école chaque matin. Cette peur peut également dégénérer et provoquer des symptômes chez l’enfant, tels que vomissements, nausées, maux de tête ou de ventre, et générer chez le petit la conviction qu’il ne reverra jamais son parent.
La dépression
On parle généralement de dépression surtout chez les adolescents, et chez les filles avant chez les garçons. Le changement physique et hormonal qui se produit à cette période fait prendre conscience aux adolescents qu’ils ne sont plus des enfants, mais pas encore des adultes, et cette pensée génère en eux un sentiment de perte et de désorientation, qui est aggravé en cas d’absence des parents (par exemple, lorsque les deux travaillent beaucoup et sont absents de la maison pendant la majeure partie de la journée).
Malheureusement, bien que l’épisode dépressif puisse se limiter à environ 6 à 8 mois, il n’est pas rare qu’il y ait une rechute dans les deux années qui suivent et, dans tous les cas, ces adolescents porteront la marque de cette période dépressive toute leur vie, car ils seront des adultes réservés, timides, déprimés, pessimistes et avec un faible estime de soi .
Il est important d’en reconnaître immédiatement les symptômes afin de trouver une solution le plus rapidement possible. Les symptômes typiques de la dépression sont la tristesse, l’insomnie ou la somnolence excessive, le sentiment d’inutilité ou de culpabilité, le manque d’intérêt, les pensées suicidaires . Il est d’une importance vitale de ne jamais sous-estimer ces signes avant-coureurs ni les éventuelles confidences faites à des camarades de classe ou à des amis sur des sujets d’automutilation ou de suicide.
L’environnement familial
Vivre dans un environnement familial serein et calme aide l’enfant à construire à son tour une vie psychique sereine.

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