La stimulation ovarienne par gonadotrophines consiste en l’administration de médicaments hormonaux pour résoudre le problème de l’infertilité.
en France, il y a environ 60 000 nouveaux couples infertiles chaque année, selon la définition de l’infertilité fournie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : 12 à 24 mois de rapports sexuels non protégés sans conception.
Le problème est beaucoup plus répandu qu’on ne le pense, car l’OMS estime qu’un couple sur cinq se trouve dans cette situation. Cela conduit de plus en plus de femmes et d’hommes à se tourner vers les centres de procréation médicalement assistée, dans le but d’identifier les causes du problème et, surtout, de le résoudre. Ce n’est pas un hasard si les données sur le recours aux techniques de PMA augmentent d’environ 10 % chaque année.
Tout comme les causes de l’infertilité sont différentes et d’une ampleur différente selon le couple, de même les thérapies à suivre pour « avoir un enfant » sont multiples et sont choisies par le spécialiste de référence en indiquant, le plus souvent, un parcours sur mesure et personnalisé.
La stimulation ovarienne par gonadotrophines
Elle consiste en l’administration de médicaments de type hormonal sous forme d’ injections . Les doses varient d’un cas à l’autre. Plus précisément, les molécules administrées sont les gonadotrophines, des hormones de deux types : l’hormone folliculo-stimulante (FSH) qui stimule le développement des follicules, et l’hormone lutéinisante (LH) qui favorise l’ovulation. Les médicaments actuellement disponibles appartiennent à deux catégories : les gonadotrophines ménopausiques humaines, extraites des urines de femmes ménopausées et soumises à des processus de purification ; et les gonadotrophines recombinantes, synthétisées en laboratoire.
Le suivi échographique et hormonal
Pendant que la femme subit ces cycles, le gynécologue suit le développement des follicules et leur rupture pour la libération des ovocytes (ovulation) à l’aide d’une série d’échographies (film de suivi folliculaire), afin de vérifier que le cycle de stimulation ovarienne se déroule normalement.
Parfois, des échantillons de sang sont également prélevés pour mesurer la valeur des œstrogènes produits par les follicules en évolution (surveillance hormonale) et mieux doser l’administration de FSH et de LH. Sur la base de la surveillance, le couple est informé du meilleur moment pour avoir des rapports sexuels, c’est-à-dire juste avant l’ovulation.
Les principales techniques de PMA
L’ insémination intra-utérine (IIU) est une technique de niveau I, dans laquelle on introduit du sperme dans la cavité utérine. Pour ce type d’insémination, une préparation adéquate du sperme est nécessaire. Cette procédure est principalement utilisée dans les cas de stérilité inexpliquée, dans les cas d’infertilité légère ou modérée et en l’absence de modifications des trompes.
La fécondation in vitro et le transfert d’embryon (FIVET) est une technique de niveau II dans laquelle les gamètes sont mis en contact à l’extérieur du corps de la femme et, après la fécondation et la formation d’un ou plusieurs embryons, les embryons sont transférés dans l’utérus. Il est recommandé en cas de pathologie tubaire, d’endométriose de grade III et IV et lorsque les techniques de PMA de niveau I se sont avérées infructueuses.
La micro-injection intracytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI) est une procédure de niveau II qui consiste à micro-injecter le spermatozoïde directement à l’intérieur de l’ovocyte.
Sources :

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