Le papillomavirus (HPV) est une infection virale – la plus fréquente – qui se transmet entre les personnes par contact cutané.

Le papillomavirus (HPV) est une infection virale – la plus fréquente – qui se transmet entre les personnes par contact peau à peau : (Risque testosterone). La principale cause de contagion est en effet un rapport sexuel direct (vaginal ou anal) ou oral (dans de rares cas, une mère infectée peut contaminer son enfant).

Les papillomavirus sont de petits virus à ADN et, à ce jour, plus de 100 types ont été identifiés comme infectant l’homme. Parmi eux, environ 40 se sont avérés associés à des pathologies de l’appareil ano-génital, qu’elles soient bénignes ou malignes.
C’est pourquoi les HPV se divisent en deux types :

  • À faible risque (non oncogènes) : ils provoquent des lésions génitales bénignes à faible risque de transformation maligne ;
  • À haut risque (oncogènes) : ils provoquent des lésions génitales à haut risque de transformation maligne .
  • Dans la plupart des cas, le HPV disparaît de lui-même, sans laisser de signes ou de symptômes : cela signifie que les personnes infectées ont potentiellement infecté d’autres personnes à leur insu. Dans quelques rares cas, le virus reste là où il est et peut causer de graves problèmes de santé, par exemple en provoquant des verrues sur les organes génitaux et la gorge ou, pire encore, en provoquant le développement de tumeurs, comme le cancer du col de l’utérus (3 500 cas sont diagnostiqués chaque année en France) ou le cancer de l’oropharynx.
    Les verrues, pour être clair, apparaissent généralement sous la forme d’une petite ou grande protubérance, surélevée ou plate, ou en forme de chou-fleur.

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    En ce qui concerne le cancer, en revanche, il convient de souligner que celui causé par le HPV ne présente souvent aucun symptôme tant qu’il n’a pas atteint un niveau de croissance significatif (même après des décennies).

    Les tests

    C’est pourquoi il est essentiel de poser un diagnostic par le biais de tests. La première recommandation pour les femmes est donc de passer un test P ap dès l’âge de 21 ans, afin d’éviter ou d’identifier la présence de cellules anormales pouvant entraîner un cancer du col de l’utérus ou d’autres problèmes liés au papillomavirus. En revanche, il est recommandé aux femmes âgées de 30 à 64 ans de se soumettre à un dépistage tous les cinq ans.

    À cet égard, il convient de rappeler que le test Pap est un dépistage cytologique du col de l’utérus qui permet d’identifier les lésions précancéreuses et d’intervenir avant qu’elles ne se transforment en cancer. On estime également que le test Pap effectué à intervalles réguliers de 3 à 5 ans réduit le risque de développer un cancer invasif du col de l’utérus d’au moins 70 %.

    En plus du test Pap, on peut aujourd’hui recourir au test HPV qui a pour but de rechercher l’ADN du HPV à haut risque oncogène (il convient de souligner que le test HPV n’est disponible que pour le diagnostic chez les femmes, alors qu’il manque un outil similaire pour les hommes et qu’il remplacera à l’avenir le test Pap chez les femmes adultes).

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    Qui est à risque ?

    Quiconque a des rapports sexuels peut être à risque d’infection : il est en effet impossible de savoir à l’avance qui est sujet à des problèmes liés au virus, même s’il est évident que les personnes les plus à risque sont celles dont le système immunitaire est plus faible.

    En fonction de cela, la première façon de prévenir le HPV est d’utiliser un préservatif en latex pendant les rapports sexuels (évitez peut-être ceux avec des partenaires occasionnels).

    Même s’il est possible de contracter le virus sans pénétration, il est donc important de souligner que l’utilisation du préservatif, bien qu’elle réduise le risque d’infection, ne l’élimine pas totalement, car le HPV peut également infecter la peau non protégée par le préservatif.

    Le vaccin

    Une autre façon d’arrêter le virus est le vaccin anti-HPV, déjà recommandé aux garçons et aux filles âgés de 11 ou 12 ans, car c’est précisément dans cette tranche d’âge que l’on a constaté le plus grand bénéfice. L’administration du vaccin avant le début des rapports sexuels est en effet particulièrement avantageuse car elle induit une protection efficace avant une éventuelle contamination par le virus HPV, qui s’acquiert généralement juste après le début de l’activité sexuelle, et parce que la réponse de notre système de défense (système immunitaire) dans cette tranche d’âge est plus importante que celle observée chez les filles et les femmes dans d’autres tranches d’âge.

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    Actuellement, deux vaccins préventifs contre le HPV sont disponibles : l’un quadrivalent et l’autre bivalent, autorisés en Europe respectivement en 2006 et 2007, tous deux indiqués contre les lésions précancéreuses du col de l’utérus, de la vulve et du vagin, et le cancer du col de l’utérus.

    Les deux vaccins assurent une protection très élevée (90 % – 100 %) et sont sûrs : seuls des effets secondaires mineurs ont été signalés (douleur, gonflement et rougeur du bras où le vaccin a été administré, maux de tête et faible fièvre).
    en France, il convient de rappeler que la vaccination est activement et gratuitement proposée aux filles à partir de l’âge de douze ans depuis 2007, avec un taux de participation d’environ 70 %.

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