Ce sont des fruits diurétiques, laxatifs et très digestes. Les poires sont idéales pour l’alimentation des enfants et des personnes âgées.

Le poirier, dans l’espèce actuellement la plus répandue, le Pyrus Communis, appartient, tout comme le pommier, à la famille des Rosacées. Il s’agit d’une plante de taille moyenne, qui peut toutefois atteindre jusqu’à 15 mètres de hauteur, dotée de racines très profondes ; elle préfère les climats tempérés et ne tolère donc pas les excès climatiques : ni les températures très basses en hiver ni celles très élevées en été.

On le trouve facilement dans les forêts de notre continent, où il pousse même à l’état sauvage. La région d’origine n’est pas facile à localiser, les experts ayant encore des opinions divergentes : selon certains, ce serait l’Europe du Sud-Est, selon d’autres, ce pourrait être l’Afrique du Nord, selon d’autres encore, l’Asie du Sud-Ouest : quelle que soit la validité de ces trois hypothèses, il semble toutefois incontestable que l’origine soit méditerranéenne.

Le fruit est la poire et même, pour être précis, comme il s’agit d’une pomme, il s’agirait plutôt d’un faux fruit, dans lequel la chair qui renferme les noyaux est recouverte d’une peau dont la couleur varie du vert au jaune, en passant par le marron et le rouge selon la qualité. En effet, il existe aujourd’hui de très nombreuses variétés dans le monde : jusqu’à 4 000 ou même 5 000, et depuis les débuts de la civilisation humaine, à l’âge de pierre, l’homme a commencé à les consommer avant de les cultiver.

En effet, les premiers hommes connaissaient et consommaient déjà ce qui était alors les ancêtres de ces fruits, qui, à des époques plus récentes, bien plus proches de nous, par évolution et par sélection opérées par la main de l’homme, se sont transformés, donnant naissance à de multiples variétés de poires différentes les unes des autres par leur forme, leur taille, leur couleur et leur saveur en fonction des cultivars de production, et que nous allons décrire brièvement.

Les variétés de poires

La poire William, également appelée Bartlett, issue d’une variété anglaise, est la plus cultivée de toutes et aussi la plus importante non seulement pour l’exportation mais aussi pour les utilisations industrielles dans le secteur agroalimentaire ; elle est disponible sur le marché d’août à novembre.

La poire William rouge, également appelée Max Red Bartlett, est également issue d’une variété anglaise. Elle doit son nom à sa peau rouge-jaune. Elle a une chair fine et compacte au goût sucré et légèrement acidulé, caractérisé par un arôme de muscat. Très riche en fibres, elle est recommandée aux personnes souffrant de constipation. La récolte commence dans la deuxième décade d’août et le produit se conserve bien au réfrigérateur pendant trois ou quatre mois. En plus de la consommation directe, les deux variétés William sont très demandées dans le secteur agro-industriel pour la préparation de jus de fruits, de sirops et de confitures.

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La variété Conference, sélectionnée en Angleterre au cours du XIXe siècle, s’est également répandue en France vers 1950. Le fruit, de taille moyenne, a une peau vert-jaune, un chair blanc-jaunâtre, sucrée et aromatique, juteuse, peu acide et d’un goût très agréable. Pour la consommation «fraîche», la récolte a lieu début octobre et le produit doit être consommé dans les deux semaines ; les poires Conférence sont toutefois également récoltées à un stade de maturité précoce, entre fin août et début septembre, pour être conservées en chambre froide jusqu’en décembre-janvier.

La poire Decana provient quant à elle d’une variété française, également sélectionnée dans les années 1800. Elle est de forme arrondie et présente une peau jaune-vert qui se caractérise par des stries rougeâtres à maturité ; la chair est douce et compacte, souvent utilisée dans la préparation de jus de fruits et de sirops.

La poire Abate Fètel est également issue d’une variété d’origine française. Elle a de gros fruits au col allongé et charnus à la base, tandis que la chair est blanche, consistante et granuleuse, juteuse, sucrée et aromatique ; le produit de cette variété, résistant et de longue conservation, se récolte dès la première quinzaine de septembre.

Et voici la variété Kaiser, également appelée Empereur Alexandre, également issue d’une variété française : le fruit est gros, la peau est rouillée et de couleur tabac, la chair est blanc-jaunâtre, consistante, légèrement granuleuse et très sucrée, elle est récoltée début octobre.

La Passa Crassana est également une variété française introduite au milieu du XIXe siècle et qui détenait jusqu’à il y a quelques années le record de production ; le fruit est gros, avec une peau verte qui devient jaune à maturité et est souvent rugueuse dans la zone du pédoncule, tandis que la variété rouge est rugueuse sur toute la peau ; la chair est blanche et de bon goût. La récolte a lieu en octobre et les fruits ont une excellente conservation et résistance.

La Spinella est de taille moyenne et possède un long pédoncule ; la peau est jaune à maturité, parsemée de rouge carmin avec de nombreuses taches ; la chair est compacte, riche en nodules, sucrée, peu juteuse et tannique. Cette variété de poire est principalement utilisée cuite ou dans la préparation du vin cuit pour enrichir le moût en sucres et en tanins.

Enfin, la nashi, la poire ronde, verte avec des nuances de couleur terre, mérite d’être mentionnée. D’autres variétés sont encore la Guyot, la Santa Maria et la Coscia . Comme on peut le voir, la récolte, et donc la disponibilité de ce produit « frais » sur le marché, commence à la fin de l’été et se prolonge jusqu’à la fin décembre et au-delà ; de nombreuses variétés de poires décrites ci-dessus sont également produites principalement en Émilie-Romagne, en Vénétie, dans le Trentin, dans le Piémont ainsi que dans d’autres régions pour une production globale française d’environ un million de tonnes et, parmi toutes, deux types de poires ont une appellation géographique : la poire d’Émilie-Romagne IGP et la poire Mantovana IGP.

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Le premier pays producteur à ce jour reste la Chine avec ses sept millions de tonnes annuelles respectables. En ce qui concerne les achats quotidiens, il convient de rappeler que les poires se détériorent facilement, il est donc conseillé de les manipuler avec précaution. Il est donc préférable de les acheter dures et de les faire mûrir à la maison au réfrigérateur ou, mieux encore, à température ambiante dans des sacs en papier normaux qui retiennent à l’intérieur à la fois l’humidité, empêchant le flétrissement du fruit, et l’éthylène, qui est un gaz naturel mais aussi un hormone naturelle qui favorise le processus de maturation. D’ailleurs, il convient de mentionner qu’il serait préférable de ne pas conserver les poires avec des légumes à feuilles sensibles à l’éthylène et donc facilement endommagés par le contact avec celui-ci.

Les propriétés de la poire

Et voici les propriétés d’une belle et pulpeuse poire : elle est composée à 84 % d’eau ; elle est également riche en sucres simples, en particulier en fructose immédiatement assimilable, ce qui la rend particulièrement adaptée lorsque l’on ressent une sensation de fatigue physique et mentale.

Il est juste de dire : désaltérez-vous avec des fruits, savoureux, naturels et revigorants ! La quantité de calories, 30-40 kcal/100 grammes par rapport à la variété considérée, est vraiment faible : des 35 kcal/100 grammes des poires Abate aux 40 kcal/100 grammes des William, inférieures même aux 45 kcal/100 grammes des pommes.

Et tout le discours se réfère évidemment au produit frais, les poires au sirop étant supérieures de 25 % en termes de calories, jusqu’à atteindre 85 kcal/100 gr. tandis que les poires confites avoisinent les 270 kcal/100 gr. Et ce n’est pas tout ! Le sorbitol joue également un rôle bénéfique sur le processus digestif et les dents, tandis que les polyphénols favorisent l’équilibre intestinal.

Une autre force importante est la présence de fibres, solubles et non solubles, contenues en abondance surtout dans la peau : le pectine, fibre soluble et visqueuse, capable de se lier au mauvais cholestérol, permettant son élimination naturelle par les selles ; la lignine, fibre non soluble capable d’absorber l’eau et de favoriser ainsi le transit des selles dans l’intestin, en agissant de manière à normaliser ses fonctions : C’est la raison pour laquelle la consommation de poires est recommandée en cas de paresse intestinale ou même de dysenterie ; mais en même temps, cela pourrait également réduire le risque de formation d’hémorroïdes ainsi que le risque de cancer du côlon : c’est ainsi que semblent s’orienter les études en cours. Il suffit de penser qu’une seule poire couvre 16 % des besoins quotidiens en fibres !

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La présence importante de potassium n’est pas moins importante, ce minéral assimilable principalement par l’alimentation et si utile à l’équilibre du système nerveux, à l’activité rénale, au système lymphatique, à tel point que les poires devraient toujours faire partie intégrante de l’alimentation des personnes souffrant d’hypertension ou de cardiopathies œdémateuses ; et, en effet, la nette prédominance de la présence de potassium sur celle de sodium les rend particulièrement adaptées à une inclusion dans les régimes hyposodiques.

Les autres minéraux présents sont le calcium, le phosphore, le magnésium, le fer, ainsi que diverses vitamines selon le tableau des valeurs nutritionnelles ci-joint, calculé pour 100 grammes de produit, provenant de la source INRAN – Institut national de recherche pour l’alimentation et la nutrition :

Utilisations en cuisine

Tels sont donc les éléments qui font des poires un fruit diurétique, laxatif, rafraîchissant, très digeste, particulièrement adapté à l’alimentation des enfants, même en phase de sevrage, et des personnes âgées, et même recommandé pour les personnes diabétiques, car le fructose a un processus d’assimilation plus lent et donc différent et indépendant de l’insuline. Et peut-être, malgré toutes ces notes positives, les personnes souffrant de colite devraient-elles avoir quelques réticences à en consommer en raison de la présence importante de fibres.

Même après plusieurs mois de production, les occasions et les moyens de déguster ce délice ne manquent pas :

  • en cuisine : pour la préparation de la célèbre poire cuite ;
  • à table : les poires avec du fromage sont un classique, qui fait même partie d’un proverbe populaire. Du parmesan au pecorino, en passant par le gorgonzola, l’association des poires, du fromage et des raisins ;
  • en pâtisserie : la tarte à base de confiture de poires ou une excellente tarte aux poires et à la ricotta (et face à cette authentique gourmandise, le compte des calories saute un peu) ou cuites dans du sirop ou du vin ;
  • dans l’industrie : pour la préparation de sirops et de jus de fruits ;
  • pour les fruits : dans les différents types de salades de fruits ou comme fruit simple et à part.
  • Et d’ailleurs, à propos de ce dernier point, il est bon de garder à l’esprit que la plupart des avantages décrits précédemment concernent principalement la poire en tant que fruit frais, un aliment simple et irremplaçable, à laver très soigneusement sous l’eau courante et à consommer avec toute la peau, en ne jetant que la partie centrale, le cœur.

    Les fibres et les sels minéraux confèrent également à la poire un indice de satiété assez élevé, ce qui la rend donc adaptée pour conclure un en-cas rapide ou un repas peu satisfaisant en termes de satiété. Le tout avec mesure et modération, comme le prévoit justement la perspective de la plus pure diète méditerranéenne et dans les limites de la pyramide alimentaire.

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